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Mon portfolio est en ligne… mais Google ne le voit pas encore

Mettre un site en production ne suffit pas pour qu'il apparaisse dans les résultats. Retour d'expérience sur robots.txt, sitemap, hreflang, favicons et Search Console avec Next.js.

Bendy ServilusBendy SERVILUS3 min de lecture
Mon portfolio est en ligne…

Le soir où j'ai mis bendyservilus.com en ligne, j'ai fait ce que tout développeur fait : j'ai tapé mon nom dans Google. Résultat : rien. Pas une seule page du site.

Mon premier réflexe a été de chercher un bug. Il n'y en avait pas. Le site était simplement trop récent. Mais cette vérification m'a obligé à relire, point par point, tout ce qui permet à un moteur de recherche de trouver, comprendre et afficher un site.

Un site en ligne n'est pas un site indexé

Google ne découvre pas un domaine au moment où il est déployé. Il doit d'abord le trouver, soit par un lien depuis une page qu'il connaît déjà, soit parce qu'on le lui signale. Ensuite, il explore les pages, puis décide de les ajouter à son index. Ces trois étapes, découverte, exploration et indexation, peuvent prendre de quelques heures à plusieurs semaines.

Avant d'attendre, il faut donc s'assurer que rien ne bloque le chemin.

1. La balise robots

C'est la première chose à vérifier. Une simple balise noindex oubliée depuis l'environnement de développement suffit à rendre un site invisible. Sur mon site, la valeur est index, follow : rien n'empêche l'indexation.

Avec l'App Router de Next.js, on la définit dans l'objet metadata :

export const metadata = {
    robots: {
        index: true, follow: 
        true 
    },
};

2. Le fichier robots.txt

Il indique aux robots ce qu'ils ont le droit d'explorer. J'y autorise les pages publiques et je bloque les zones privées : le tableau de bord, la page de connexion et l'API.

Deux leçons au passage :

  • Un groupe User-Agent: Googlebot spécifique remplace entièrement le groupe User-Agent: * pour ce robot. Si on en crée un, il doit reprendre toutes les règles, pas seulement les ajouts.

  • La directive Host: est ignorée par Google. Elle ne fait pas de mal, mais elle ne sert à rien.

La ligne la plus utile du fichier est celle-ci :

Sitemap: https://bendyservilus.com/sitemap.xml

3. Le sitemap et les versions linguistiques

Mon site existe en français et en anglais. Pour que Google comprenne que /fr/cv et /en/cv sont la même page dans deux langues, et non du contenu dupliqué, chaque URL du sitemap déclare ses alternatives avec hreflang.

Une amélioration que je n'avais pas faite : ajouter une entrée x-default, qui indique quelle version servir quand la langue du visiteur n'est ni le français ni l'anglais.

<xhtml:link rel="alternate" hreflang="x-default"
href="https://bendyservilus.com/fr" />

4. L'URL canonique

Quand un même contenu est accessible par plusieurs adresses, la balise canonique désigne l'adresse officielle. La mienne pointe vers /fr, ce qui évite que Google hésite entre / et /fr.

5. Le favicon, plus important qu'il n'y paraît

Dans les résultats Google sur mobile, le favicon s'affiche à côté du nom du site. Pour qu'il soit retenu, il doit être déclaré par une balise <link rel="icon">, et sa taille doit être un multiple de 48 pixels.

J'avais utilisé un ancien générateur qui produisait une collection de fichiers dépassés : des tuiles Windows et un manifeste sans icône 512×512. Next.js simplifie tout cela. Il suffit de placer les fichiers dans le dossier app/ :

app/
    favicon.ico
    icon.png
    apple-icon.png
    manifest.ts

Le framework génère lui-même les bonnes balises.

6. Prévenir Google plutôt qu'attendre

Une fois tout vérifié, il reste à signaler le site :

  1. Ajouter le domaine dans Google Search Console.

  2. Soumettre le sitemap.

  3. Utiliser l'inspection d'URL puis « Demander l'indexation » sur la page d'accueil.

  4. Faire la même chose dans Bing Webmaster Tools, qui peut importer directement la configuration de Search Console.

Pour suivre l'avancement, une simple recherche site:bendyservilus.com dans Google montre les pages déjà indexées.

7. Les liens, le raccourci le plus sous-estimé

Google découvre plus vite un site vers lequel pointent d'autres sites qu'il connaît. J'ai donc ajouté le lien de mon portfolio partout où j'ai déjà une présence : GitHub, LinkedIn, mon profil Coding Club Haïti, et les projets que j'ai livrés.

Ce que je retiens

Le déploiement n'est que la moitié du travail. L'autre moitié, c'est de rendre le site lisible pour les machines à qui le présenteront aux humains. Aucune de ces étapes n'est complexe, mais chacune peut, si on l'oublie, rendre des semaines de travail invisibles.

Je mettrai cet article à jour avec le temps réel qu'il aura fallu pour que le site apparaisse dans les résultats.

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